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PERDUE DANS LA JUNGLE DES LABELS BIO ?


la jungle des labels bio
  • 16/01/2013

Aujourd’hui, la pétrochimie a du souci à se faire au cœur de l’industrie cosmétique. Nous assistons en effet à la lente mais progressive disparition des ingrédients dérivés du pétrole et non respectueux de l’environnement : tensio-actifs, agents de texture, huiles minérales, conservateurs, etc. Le « vert » s’installe durablement en cosmétique, mais il est encore difficile de s’y retrouver dans les différents labels qui nous garantissent l’origine biologique des produits

Que recouvre le mot « label » ?

L’usage de ce terme est très contrôlé et surveillé par les instances juridiques et institutionnelles. Il est utilisé pour donner l’assurance de certaines garanties selon un cahier des charges contenant les critères nécessaires à leur respect. Il est régulièrement et spécifiquement contrôlé par des auditeurs. Dans le domaine de la cosmétique bio, nous évoquons les 3 principaux, qui recouvrent chacun des réalités pourtant différentes :

LE LABEL « COSMETIQUE BIO » :

La certification ECOCERT et COSMEBIO. Délivré par ECOCERT, société agréée par les pouvoirs publics (crée en 2004 par le ministère français de l’industrie). Il garantit de manière très stricte qu’un minimum de 95% des ingrédients sont d’origine naturelle et que parmi ceux-ci au moins 10% sont issus de l’agriculture biologique. Les fabricants sont audités deux fois par an.

LE LABEL « BDIH » :

L’association fédérale allemande BDIH réunit les entreprises commerciales et industrielles allemandes pour les médicaments, les produits diététiques, les compléments alimentaires et les soins corporels. Seuls les produits répondant aux critères de la directive établie par cette association sont autorisés à porter la marque de contrôle BDIH et pour 15 mois seulement. Parmi la liste des critères, notons principalement l’utilisation de matières premières végétales issues autant que possible de l’agriculture biologique contrôlée ou de la cueillette sauvage biologique contrôlée, et 690 composants autorisés sur 20 000 répertoriés.

LE LABEL « NATURE ET PROGRES » :

Le cahier des charges des cosmétiques NATURE ET PROGRES (association de producteurs agricoles, de consommateurs et de fabricants) est le plus exigeant des labels existants. Non réglementé, il proscrit les conservateurs synthétiques et exige l’utilisation de matières premières végétales exclusivement de qualité biologique.

Quelles garanties communes ?

Bien que les critères de garantie ne soient pas identiques pour ces trois labels, ils possèdent néanmoins un socle commun d’exigences. Citons les 4 principales :
– Ils doivent être exempts de parfum ou colorants de synthèse ;
– Ils ne doivent pas contenir (ou peu) de produits issus de la pétrochimie (5 conservateurs autorisés chez ECOCERT) ;
– Les végétaux biologiques utilisés doivent être des produits de qualités biologiques, sauvages et sans traitement chimique ;
– Il doivent respecter une éthique environnementales : emballages recyclables.

Présents dans tous les rayons des pharmacies, magasins bio et de plus en plus aussi dans les grandes surfaces, ces labels aident à rassurer le consommateur sur l’origine des produits et sur leurs bienfaits sur la santé et l’environnement.